| Le marché du décisionnel continue sa croissance à deux chiffres |
Le marché du décisionnel continue sa croissance à deux chiffres, selon PAC Edition du 04/06/2008 - par Didier Barathon Le cabinet Pierre Audoin Consultants publie une synthèse du marché du décisionnel. Un marché qui restera pratiquement sur une croissance à deux chiffres, prévoit le cabinet, pour la période 2008/2011. En 2007, ce marché atteignait les 1,7 milliard d’euros en France. En 2008, il monterait à 1,89 MdE avant de passer à 2 MdE en 2009. « Aujourd’hui, le taux d’équipement des entreprises est assez élevé, relève Eric Menard, consultant chez PAC. Il y a une complétude de l’offre du fait des rachats successifs. SAP par exemple a repris Business Objects qui lui-même avait racheté Cartesis. » La même chose s’observe chez tous les grands acteurs comme Oracle et IBM. Les offres sont donc très intégrées. Seul indépendant, SAS reste à l’écart de la concentration tandis que Microsoft tisse sa toile autour de SQL server et de ses compléments. La concentration n’est pas achevée, elle pourrait se tourner vers des acteurs moins importants en taille mais avec une expertise technologique forte. Les intégrateurs eux-mêmes sont entraînés dans cette consolidation, dans la mesure où il reste en piste des généralistes comme Business &Decision, Keyrus ou Umanis. Source : Le Monde Informatique |
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| Gouvernance des systèmes d'information |
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Gouvernance des systèmes d’informationLa gouvernance des systèmes d’information s’intéresse à la performance et à la gestion des risques associés aux systèmes d’information. Lors d’un projet informatique complexe, on peut craindre qu’un professionnel des technologies de l’information ne se retrouve seul pour prendre des décisions-clés. En effet, d’autres composantes de l’entreprises, bien que concernées, peuvent ne pas avoir les compétences techniques pour comprendre et intervenir à bon escient. Il s’agit donc de définir des outils permettant à l’ensemble des intervenants (directions générales, direction financière, conseil d’administration...) d’interagir avec le système d’information et de participer aux prises de décision les concernant. C’est ainsi que, suite à divers dysfonctionnements graves (Enron, Arthur Andersen et Worldcom...), les principes de bonne gouvernance (Sarbanes-Oxley, Bâle II) comportent un volet IT. Les objectifs principaux de la gouvernance des SI sont d’assurer que les investissements IT sont générateurs de valeur, de contrôler les risques et finalement, de piloter la DSI avec des indicateurs métiers. Les moyens pour atteindre ces objectifs comprennent la définition des infrastructures, responsabilités, processus, etc.
Plusieurs outils sont actuellement disponibles et complémentaires : Control Objectives for Information and related Technology (COBIT®)Il s’agit d’un ensemble de bonnes pratiques (« best practices ») pour la gestion des systèmes d’information, créé par le Information Systems Audit and Control Association (ISACA) et le IT Governance Institute (ITGI) en 1992. COBIT permet aux managers et auditeurs de bénéficier d’indicateurs leur permettant de contribuer à la gouvernance de manière efficace. Dans sa 4e édition, COBIT a 34 objectifs de haut niveau couvrant 215 objectifs de contrôle catégorisés dans quatre domaines : Capability Maturity Model Integration (CMMI®)Dans les années 1980, le Department of Defense (DoD) américain a demandé l’élaboration d’un référentiel de critères lui permettant d’évaluer ses fournisseurs de logiciel. Après une lente maturation, le Carnegie Mellon SEI (Software Engineering Institute) financé par le DoD a présenté en 1991 le CMM (Capability Maturity Model, désormais rebaptisé SW-CMM pour "software engineering"). Ce modèle de référence ne concernait que les bonnes pratiques du génie logiciel. Des déclinaisons ont ensuite vu le jour : systems engineering (SE), Integrated Product and Process Development (IPPD) et supplier sourcing (SS). Le CMMI, proposé en 2001, regroupe l’ensemble de ces modèles (sauf la gestion des ressources humaines - People CMM - qui n’est pas encore intégrée). Les bonnes pratiques préconisées par le modèle sont rassemblées en 24 macro-processus eux-mêmes regroupés en niveaux de maturité au nombre de cinq :
Information Technology Infrastructure Library (ITIL®)ITIL, développé par le UK Government’s Office of Government Commerce (OGC), consiste en une série de documents définissant sept ensembles de points-clé (les deux premières sont les plus souvent utilisées) :
Les normes de gestion de services rendus sur la base d’une infrastructure informatique et de télécommunications, en suivant les recommandations ITIL, sont connues sous le nom de ITSM (IT Service Management). L’ITSM est normalisé au Royaume-Uni sous la référence BS 15000 et au niveau international est inclus dans la norme ISO 20000. |
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